Skip to Content

De bonnes nouvelles…enfin !

Portrait de webmestre

Le Lac Champlain est considéré comme une destination incroyable de renommée internationale pour la pêche à l’achigan mais aussi et surtout aux salmonidés. Depuis quelques années maintenant, je m’intéresse particulièrement à tout ce bassin versant si riche et si proche de nous. La qualité de pêche que l’on peut retrouver dans les belles rivières du Vermont et de New York dépend énormément de l’état du Lac Champlain où bien souvent tout commence. 

À la fin du 20e siècle, de longues années de pollution industrielle et de gestion environnementale à court terme ne laissaient guère entrevoir un bel avenir. En effet, de nombreux contami-nants industriels (Mercure, PCB et autres) étaient retrouvés en quantité signi-ficative dans les sédiments de certaines parties du lac affectant donc la qualité du poisson s’y retrouvant. De plus, une forte sédimentation et d’important apport de phosphore d’origine agricole n’ont pas aidé les popula-tions piscicoles, plus parti-culièrement les salmonidés, avec l’apparition des algues bleues. Comme si cela ne suffisait pas, les lamproies, poisson parasite qui suce littéralement les fluides de ces hôtes jusqu’à la mort, faisaient encore récemment des ravages chez les populations de salmonidés, principalement les truites grises et le saumon. On assistait partout, lac et tribu-taires à un déclin marqué des populations de poisson.

Grâce à un programme de contrôle des lamproies en place depuis le milieu des années 90, leur nombre diminue et aujourd’hui c’est moins de 25% des poissons capturés qui présentent des marques de lamproie. Avec des législations plus sévères et une plus grande conscientisation des popu-lations, les états riverains arrivent maintenant à réduire la pollution d’origine humaine. Un des premiers résultats visibles est l’augmentation des populations de poissons fourrage du lac Champlain, principale nourriture des salmonidés adultes. Cette année, les pêcheurs du lac et des tributaires rapportaient finalement une augmentation du nombre des captures et de leur poids ainsi que des poissons exempts de marques de prédation. Cela laisse prévoir un bel avenir. Voici enfin de bonnes nouvelles pour nous pêcheurs à la mouche. Nous pouvons espérer un retour en force des salmonidés dans ce fabuleux lac ainsi que dans ses tributaires. Nous pouvons espérer connaître de nouveau les remontées de poissons dont les vieux pêcheurs des années 80 nous ont si longuement vanté l’importance. Le lac Champlain et les fabuleuses rivières du Vermont et de New York vous attendent à moins d’une heure de Montréal et ce presque toute l’année. À vous d’en  profiter  maintenant!

 
Pascal Bonischot
Président